L'aviron à l'ESCP-EAP 

 

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Dimanche 9 octobre 2005

Le Surf Boat (Aviron-line .com)

L'aviron version Alerte à Malibu...
Vous avez sans doute du déjà voir ces images spéctaculaires de rameurs arborant un bonnet de bain, affrontant des vagues ronflantes, et se faisant parfois projeter hors du bateau. Ce sport original se nomme Surf Boat : explications...

Un équipage féminin de Surfer au départ.
Un équipage féminin de Surfer au départ.
Petit historique :
Les maitres nageurs sortant leur surf boat.A l'origine, le Surf-Boat est une embarcation conçue pour le sauvetage en mer, par les maitres nageurs Australiens, la pratique s'est ensuite étendue notamment sur la cote Est des Etat Unis.
Les sauveteurs avaient besoin d'une embarcation lourde pouvant franchir les vagues 'sans encombres' là ou un nageur sauveteur ne pouvait intervenir. Une équipe désignée de sauveteurs spécialement entrainés, était employées à la surveillance et la patrouille en Surf-Boat. Ces 'United States Coast Guard' étaient répartis en 6 à 8 équipages par bases, souvent localisées au pied des phares (les principales interventions se faisant sur des navires échoués) : c'était le 'light house service', le service de sécurité du phare. 
Une descente de vague en Surf Boat.
Une descente de vague en Surf Boat.
Pour résumer : Les sauveteurs en mer avec leurs pelles.
Le Surf-Boat est donc une embarcation lourde et résistante en bois (même de nos jours) les fibres composites ne résistant pas aux chocs des vagues. Les pelles étaient à l'origine des pelles flutes : l'embarcation était semblable à une grosse chaloupe. Les embarcations vont de 4 à 8 rameurs plus une personne en charge de la barre, il n'ya pas de coulisse la ramerie s'effectue uniquement avec les bras.
LE risque rencontré en Surf Boat : le chavirage.
LE risque rencontré en Surf Boat : le chavirage.
De nos jours les gardes cotes sont équipés de moyens de transports plus efficaces pour le sauvetage et le Surf Boat est devenu un sport à part entière. Les pelles sont désormais en Carbone (Crocker propose des pelles spécialement conçues pour l'occasion) les bateaux toujours en bois, mais cette fois les équipages de gardes cotes affrontent les vagues. Des championnats sont organisés pour les sauveteurs où figure le sauvetage à la rame : Les sauveteurs doivent effectuer un aller-retour au travers des vagues. Le temps est décompté et une note technique est attribuée pour les embarcations parvenant à glisser au mieux sur la vague du retour.

Pour plus d'informations sur l'histoire des 'Light House Services' :
http://www.nightbeacon.com/siteindex.htm

Pour découvrir des pelles préparées pour le Surf Boat :
http://www.crokeroars.com/surfboat.htm

Le site de la fédération internationale des sauveteurs en mer :
http://lifesaving.dsnsports.com/index.xml

Il existe une fédération française de sauvetage sportif dans laquelle le surfboat est intégré et des compétitions existent depuis peu :
http://www.ffss-asso.org
 
Par Yann Costes - le 16/11/2004 - tout ses articles. Imprimer l'article - Lu 590 fois - Commenter l'article Aucun commentaire.
par Club AVIRON publié dans : Divers
Dimanche 9 octobre 2005

Comment protéger ses mains en les strappant : mode d'emploi... (Site aviron on line)

Travaux pratiques bobologie.
Certains puristes diront : 'pour être un vrai rameur, il faut ramer à main nues'... En attendant d'être de 'vrais durs' voyons comment se protéger les mains mieux qu'avec des gants de vélo et autres mitaines...

Figure 1 : Mise en place de la première bande de contention élastique.
Figure 1 : Mise en place de la première bande de contention élastique.
La prévention passe avant tout par une bonne qualité technique du coup d'aviron et un matériel bien adapté au rameur.
Les mains doivent être posées naturellement, les doigts (et non la paume) sur les manches.
Le rameur ne doit pas serrer fortement son aviron : il doit être le mieux adapté possible à la taille des doigts. L'aviron doit être en bon état, c'est à dire régulièrement nettoyé (prévention des plaies cutanées).

Remarques :
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la formation de cale épidermique au niveau des mains n'assure pas une bonne protection, car c'est sous la corne qu'apparaissent le plus souvent les problèmes cutanés.
La prévention la plus efficace consiste à poncer régulièrement les calosités avec une rape de type 'Scholl' et à appliquer ensuite sur les mains une crème hydratante à base sillicone.
Figure 2 : Mise en place de la deuxième bande de contention élastique,en superposition à la première
Figure 2 : Mise en place de la deuxième bande de contention élastique,en superposition à la première
La protection efficace des mains et notamment des paumes soumises à de fortes lésions particulièrement chez les débutant, peut se faire grâce à une technique de strapping particulière faisant appel à deux bandes de contention élastiques adhésives (disponible en pharmacie, sinon dans votre club : il y a bien toujours un licensié exerçant une profession médicale qui traine par là...).

La méthode est simple (c'est à ce demander pourquoi elle n'est pas plus connue) comme indiqué sur les schémas :
- Découpez une première bande de strapp comme indiqué en figure 1.
Percez un trou au centre pour laisser passer le majeur et séparé les deux extrémités en deux bande.
- Appliquez cette première bande comme indiqué.
- Découpez la seconde bande de strapp comme montré en figure 2.
- Placez cette seconde bande sur la prmière que vous avez appliqué précédemment (je sais, je sais : le schéma n'est pas très clair).
Bref au final vous devez obtenir le résultat de la figure trois, ou, dans le pire des cas votre main ressemble à un paquet cadeau.

Notez que ce strappe n'est prévu que pour une sortie : cela peut sembler logique mais pour des raisons d'hygiène, il faut l'enlever après l'entrainement... Dans le doute meiux vaut le rappeler.


Figure 3 : Résultat final, la main une fois strappée.
Figure 3 : Résultat final, la main une fois strappée.
En ce qui concerne ces sujets plus tabous que sont les pieds et les fesses, la prévention passe par un bonne hygiène (et non pas de strapp miracle pour les fessiers ... ouille) : chaussettes, shorts et autre combinaisons propre, sec et de préférence en coton pour les plus sensibles. Il faut également avoir un matériel correctement adapté : chaussures et barre de pieds correctes, et coulisses perforées en regard des zones saillantes : bref, si je puis me permettre 'que vous ayez les fesses en fasses des trous'.
En cas de lésions cutanées aggravée les soins à apporter sont les suivants :
- Laisser les plaies autant que possible à l'air libre afin d'assécher la surface.
- Désinfection avec des produits comme de la bétadine ou du thulle bétadiné (à laisser temporairement).
- Se protéger avec des pansements gras ou mieux de la seconde peau en cas de nouvelle sortie.


Avec cela vous êtes paré pour ramer non stop sur des kilomètres... Alors à vos pelles, et surtout à vos pansements : quel sport formidable que l'aviron... 

 
Par Yann Costes - le 19/06/2004 - tout ses articles. Imprimer l'article - Lu 714 fois - Commenter l'article Aucun commentaire.
par Club AVIRON publié dans : Divers
Samedi 8 octobre 2005

La diététique du rameur (Yann Cote, Extrait du site Aviron-Line.com)

Qu'est ce qu'on mange avant la régate ?
Une course est un évènement qui se prépare : le stress, l'entrainement, les conditions climatiques sont autant de paramètres à gérer pendant une régate, a tel point qu'on en oublie parfois de bien manger : quelques conseils de nutritions...

Le stress d'une régate ne doit pas faire oublier les repas.
Le stress d'une régate ne doit pas faire oublier les repas.
Souvent négligée ou mal connue, la diététique est un élément fondamental de l'hygiène de vie du rameur. Nous en donnerons dans cet article les bases théoriques et les applications pratiques.

Théorie :

Les besoins alimentaires s'expriment :
. en valeur quantitative : calories, kilocalories, kilojoules ;
. en valeur qualitative : protides, glucides, lipides, vitamines, minéraux et eau.

Les besoins qualitatifs :

1. Les protides :

1 g de protides apporte 4 calories. Les protides ne doivent pas dépasser 15 % de l'apport global. Ils se présentent sous deux formes :

. les protides végétaux : pain, céréale ;
. les protides animaux : viande, oeuf, lait et ses dérivés.

Les protides sont les matériaux de construction de la cellule ; leur participation dans la production d'énergie lors de l'effort musculaire est minime, ce qui explique leur faible part dans l'alimentation des sportifs adultes.

2. Les glucides ou sucres :

1 g de glucide apporte 4 calories. Les glucides doivent constituer 55 % de l'apport global. Ils se présentent aussi sous deux formes :

. les sucres lent sont apportés par les céréales, les pâtes, les légumes secs, le riz, les pommes de terre ;
. les sucres rapides se rencontrent dans les fruits, le sucre, les confitures, les sodas, l'alcool. Leur part ne doit pas dépasser 10 % de l'apport global.

Les glucides représentent avec les lipides la source d'énergie essentielle. Ils sont stockés dans le foie et le muscle en quantité restreinte et constituent donc un facteur limitant de l'effort physique. Un effort bref et intense anaérobie utilise principalement les glucides.

3. Les lipides :

1 g de lipides apporte 9 calories. Les lipides doivent représenter 30 % de l'apport global. Les lipides se rencontrent sous deux formes : . les graisses animales : dans la viande, le poisson, les oeufs, le lait et ses dérivés ;
. les graisses végétales : dans la margarine, les huiles alimentaires. Celles-ci renferment des acides gras indispensables. Les lipides végétaux doivent représenter les 2/5 de la ration lipidique.
Stockés dans les tissus graisseux et en grande quantité, les lipides sont utilisés conjointement avec les glucides dans les efforts de longue durée ; mais dans des proportions variant selon :

. la durée et l'intensité de l'effort ;
. les habitudes alimentaires ;
. le degré d'entraînement.
Un sujet entraîné utilisera préférentiellement ses lipides et il économisera ainsi ses réserves en glucide.
Les courses sont parfois jouées d'avance en fonction de l'hygiène de vie des rameurs.
Les courses sont parfois jouées d'avance en fonction de l'hygiène de vie des rameurs.
4. Les vitamines :

Une alimentation équilibrée suffit à apporter les vitamines nécessaires. A noter quand même que certaines vitamines peuvent être toxiques, par accumulation. Il s'agit des vitamines A, D, E, K. Un apport supplémentaire de vitamine B et C est possible.

5. Les sels minéraux :

Une alimentation équilibrée est suffisante pour compenser les pertes dues à l'effort. En effet, lors de l'exercice, on perd beaucoup plus d'eau que de sel minéraux, la sueur contenant la plupart des minéraux présents dans le plasma, mais à une concentration moindre.

6. L'eau :
L'apport hydrique est souvent négligé par le rameur et pourtant celui-ci est indispensable. Pour une calorie ingérée, il faut un gramme d'eau. La ration calorique moyenne étant de 3 600 cal/j pour le sujet sportif, il faut boire 3,6 litres d'eau.
La moitié de cette eau étant apportée par l'alimentation, il ne faut boire en fait qu'un litre trois quart d'eau par jour.

Il s'agit là de chiffre théorique, car les besoins en eau dépendent de l'intensité de l'effort et de l'environnement climatique.

Remarque :
La soif est un mauvais indicateur car c'est déjà un signe de déshydratation. Souvent pour parer à cet état; le rameur absorbe une grande quantité d'eau, qui est en fait néfaste. Cette absorption massive entraîne une pesanteur gastrique et une sensation de « jambes coupées ». L'idéal est de boire régulièrement au cours de la journée par petites doses et ceci avant d'avoir soif.
Les besoins quantitatifs Ils dépendent de :

. la dépense basale ;
. la dépense due à la thermorégulation (lutte contre le chaud et le froid) ;
. la dépense due au travail digestif ;
. la dépense due à la croissance chez le jeune et l'adolescent ;
. la dépense due à l'effort musculaire.
Les besoins caloriques en aviron varient entre 300 et 500 cai/heure.
D'un point de vue pratique, le meilleur indicateur pour un athlète est la stabilité de son poids et non son appétit qui, lui, est un mauvais
indicateur. Si son poids diminue, on augmentera les sucres lents, la portion glucidique pouvant alors représenter 60 à 65 % de l'apport global. Le pourcentage de sucre rapide ne sera pas augmenté.

Application pratique On distingue quatre phases :
. la phase d'entraînement ;
. la période précédent la compétition ;
. la compétition ;
. la période de récupération.

1. La phase d'entraînement :
Au cours de cette phase, quatre repas seront nécessaires :
. le petit déjeuner doit apporter 25 % de la ration journalière ;
. le déjeuner apportera 35 % de la ration ;
. le goûter apportera lui 15 % de la ration ; il est encore plus indispensable pour ceux qui s'entraînent en fin d'après-midi ;
. le souper apportera 25 % de la ration.
Chacun de ces quatre repas doit être varié et équilibré.

2. La précompétition :
Elle concerne les trois jours qui précèdent la compétition. On ne change pas de régime mais on interdit certains aliments à risque :
. risque d'intoxication alimentaire (sauce, crèmes glacées, coquillage) ;
. risque de mauvaise digestion : viande grasse, poissons gras, pain frais, légumes secs, alcool sous toutes ses formes, boissons gazeuses ou glacées.
Les jeunes rameurs en pleine croissance doivent plus que jamais suivre un régime alimentaire équilib
Les jeunes rameurs en pleine croissance doivent plus que jamais suivre un régime alimentaire équilib
3. La compétition :

Le jour de la compétition, le rameur doit avoir terminé son repas trois heures avant l'épreuve. Il ne devra pas s'alimenter entre la fin du repas et le début de l'échauffement. L'absorption de sucre rapide notamment, risque d'entraîner des hypoglycémies réactionnelles, pouvant être à l'origine de malaise lors de la course.
Dès le début de l'échauffernent, le rameur peut commencer à absorber des boissons sucrées. Il faut lui donner de petites quantités : un demi verre à la fois sous forme d'eau sucrée ou de thé au miel par exemple.
Les boissons commercialisées sont souvent trop sucrée et mal tolérées du point de vue digestif (crampe d'estomac). Il faut les diluer largement.

4. La récupération :

Elle a deux objectifs :
. compenser les pertes hydriques par une bonne réhydratation (potages, boissons abondantes) ;
. recharger les réserves glucidiques par l'absorption de sucres lents et rapides (fruits). Les protides seront évités au cours de cette période au profit des glucides.

5. Cas particuliers :

a) Les enfants et les adolescents :
Il faut lutter chez eux contre l'abus fréquent de sucres rapides : confiseries, patisseries, boissons trop sucrées type soda. Il faut, contrairement à l'adulte, insister sur la nécessité d'un régime riche en calcium (laitage) et en protides indispensables à la croissance.

b) La catégorie poids légers :
La création de la catégorie « poids légers » pose le problème de la perte de poids chez le sportif. Celle-ci devra être la plus progressive possible et le sujet devra être au poids assez tôt dans la saison et s'y
maintenir. Une « perte aiguë » de poids entraîne une amputation du capital osseux, musculaire et hydrique et donc de la performance. Pour guider les sujets de cette catégorie, nous donnons sous forme d'un tableau la liste des aliments permis à volonté, en quantité limitée et les aliments interdits. Ce tableau n'est qu'une indication, il peut aider les rameurs poids légers à perdre les quelques kilos superflus. On peut rajouter à ce tableau quelques conseils :

. boire peu pendant les repas, boire entre les repas ;
. manger peu salé ;
. préparer les aliments sans graisse de cuisson ;
. ne pas avoir faim : manger même en dehors des repas les aliments autorisés à volonté ;
. faire par exemple une collation en milieu d'aprèsmidi avec de la viande froide ou un yaourt nature ;
. ne pas avoir soif : boire entre les repas.

Pour plus d'informations nous vous recommandons ces livres :
- Diététique et nutrition de Apfelbaum
- Nutrition du sportif de Xavier Bigard, Yannick Guezennec
Tableau diététique pour les rameurs poids léger :

Aliments permis à volonté : Aliments permis en quantité limitée : Aliments interdits :
-Toutes les viandes de boucherie (les viandes grasses, porc, mouton seront dégraissées) elles seront grillées,
bouillies ou roties.

-Toutes les volailles (sauf oie et canard) : elles seront grillées, rôties, à la broche; on ne mangera pas la peau.

-Tous les gibiers non faisandés.

-Tous les poissons au court-bouillon, grillés, en papillotte, au four.

-Coquillages crus ou cuits en mariniere

-Crustaces au courtbouillon, grilles, en papillotte, au four.

-Tous les légumes verts mis à part les artichauts betteraves rouges, carottes, celeris, échalottes, navets, oignons, petits pois, salsifis, qui seront pris en quantite limites et cuits a la vapeur, à l'anglaise ou au four.

-Toutes les crudites et salades au citron ou vinaigre.

-Tous les bouillons de legumes sans pomme
de terre, ni vermicelle.

- Tous les fromages à 0 % de matière grasse.

- Les yaourts natures.

- Le lait écrémé
- Le café, le thé, les infusions.

-Eau minérale non a9 zeuse, faiblement minéralisée.

-Epices faibles, fines herbes, aromates

Ils permettent de moduler la perte de poids :
- huile : 15 à 20 g/j

- beurre : 15 à 30 g/j
 
- fromage : 30 à 50 g/j

-  jambon maigre : 3 à 5 tranches /semaine.

- oeuf : 2 à 6/semaines.

-fruits : 1 pomme ou
1 agrume.

- biscottes : 3 à 6/j
- Bouillons de viande et de poissons, potages avec pommes de terre ou vermicelle.

- Graisses, huile, margarine, friture, sauce mayonnaise.

- Gibier faisandé.

- Charcuterie

- Viande grasse : oie, canard, mouton ras, g agneau gras.

- Féculents

- Farineux : pâte, riz, pain complet.

- Sucre, confiture, chocolat.

- Fromage gras, lait complet.

- Fruits oléagineux (noix et noisettes, cacahuète, olives).

- Fruits secs.

- Glaces, sorbets.

- Alcool.

- Sodas, jus de fruits, sirops.

par Club AVIRON publié dans : Divers
Vendredi 7 octobre 2005

L'aviron au Japon (Aviron-line.com)

Championnats du monde de Gifu
Aussi étonnant que celà puisse paraitre l'aviron est une tradition au Japon : Le site des championnats du monde à Gifu et les Boat Race qui s'y déroulent en témoignent : ces championnats du monde 2005 nous réservent de bonnes surprises.

La base de Gifu redessinée à l'occasion des championnats du monde.
La base de Gifu redessinée à l'occasion des championnats du monde.
Le site de compétion de Gifu :

Le bassin de régates internationales de Nagaragawa est situé dans le parc national Kisosansen. Ouvert en 1948, ce bassin compte dix couloirs installés sur la rivière Nagara canalisée.

La préfecture de Gifu est à deux heures de voiture de Tokyo et nombre d'équipes d'aviron séjourneront à Nagoya, la ville importante la plus proche, à une heure du site d'aviron.
 cette époque de l'année, la température est généralement de 20 degrés et le passage occasionnel de typhons est prévisible. La FISA et le comité d'organisation local disposent de plans d'urgence en cas de changements importants des conditions météorologiques.

Normalement le Japon envoie une poignée de rameurs aux Championnats du monde d'aviron mais à Gifu il se présentera avec un groupe conséquent de cinquante athlètes. Cette délégation a été sélectionnée à partir d'une invitation ouverte à tous les rameurs japonais et 81 se sont inscrits. Près de la moitié de la sélection fait partie d'équipes d'entreprises et rame sous les couleurs d'un club d'aviron soutenu par leur entreprise.

Les championnats du monde d'aviron 2005 à GIFU.
Les championnats du monde d'aviron 2005 à GIFU.
L'aviron est donc un tradition au japon en témoignent :
La célèbre « Boat Race » qui traditionnellement oppose Oxford à Cambridge trouve son équivalent au Japon. En Grande-Bretagne, il s'agit d'une compétition entre les deux universités anglaises les plus réputées, au Japon l'épreuve voit s'affronter les deux plus importantes universités privées: Waseda et Keio.
À Londres elle est courue sur la Tamise et à Tokyo sur la rivière Sumida.
Les Japonais appellent leur course de bateaux la régate So-Kei. Pourquoi « SoKei »? Pour ceux d'entre vous qui se demanderaient s'il s'agit de la traduction exacte de « Boat Race », So-Kei est en fait Iabréviation de Waseda (So) et de Keio (Kei).
La So-Kei se court depuis 1905 sur la rivière Sumida, dans le centre de Tokyo (Shitamachi). Du fait d'un certain nombre d'interruptions, la régate célèbre sa 74ème édition en 2005. À l'origine, les équipages s'affrontaient sur 1250 mètres.

Ensuite les distances ont varié de 2000 à 6000 mètres. Ces deux dernières années, la course s'est déroulée sur 3000 mètres,
Les variations de la marée déterminent la date de la régate qui est généralement organisée en avril. Les courses entre les huit messieurs des deux universités se succèdent à environ trente minutes d'intervalle et la course principale est programmée pour coïncider avec le moment où la marée est étale, ce qui signifie que les courses précédentes ont lieu sur des eaux montantes plutôt rapides. 
L'un des temples de l'ile de Honshu non loin de Gifu.
L'un des temples de l'ile de Honshu non loin de Gifu.
La régate So-Kei est une manifestation sportive retransmise à la télévision et elle attire tous les ans jusqu'à 2000 spectateurs.

Cette épreuve annuelle a aussi attiré l'attention de l'aviron occidental avec une rencontre Waseda-Keio et Cambridge-Oxford en 1981 pour célébrer le 50ème anniversaire de la So-Kei.

L'aviron universitaire japonais a également noué des liens avec l'Australie: un programme d'échanges d'une dizaine d'années a été lancé en 1983. Les universités australiennes les plus anciennes (Sydney et Melbourne) aux traditions d'aviron les plus établies se sont jointes au programme. Le Japon a tout d'abord invité deux huit messieurs australiens à participer à la régate So-Kei et en 1984 les équipages japonais se sont rendus aux Championnats d'aviron universitaires australiens. Depuis, les visites ont eu lieu tous les ans en alternance.
L'Australien Martyn Selman a pris part à un échange et a même fini par étudier à Waseda et y prendre un poste d'entraîneur. Selon lui : « l'échange a eu un effet positif sur le recrutement, l'entraînement et le plaisir des rameurs. Tous les clubs des universités participant à cet échange se sont développés et sont devenus bien meilleurs. Et, bien qu'on ne puisse attribuer cela à l'échange lui-même, il me semble que ce sont les mêmes qualités qui ont fait la force de l'échange qui ont rendu les clubs encore plus compétents. »

C'est à ce demander pourquoi il n'y encore pas de manga mettant en scène de l'aviron ...
 
Par Yann Costes - le 28/08/2005 - tout ses articles. Imprimer l'article - Lu 333 fois - Commenter l'article Aucun commentaire
par Club AVIRON publié dans : avironescp
Samedi 27 août 2005

Les journées initiation aviron à la rentrée 2006

Comme chaque année, les journées initiation auront lieu à la rentrée de septembre, à l'attention de la nouvelle promotion entrante. Les dates sont encore à fixer mais les préparatifs sont déjà en cours....

Autour d'un goûter, vous, 1A, ou vous, anciens, (oui oui!) aurez le plaisir de découvrir ou faire découvrir un sport assez atypique.

C'est le moment de s'aventurer, l'espace de quelques heures, à la découverte de ce qui fait la vie du club aviron pendant quelques mois.

Il y a bien sûr les compétitions, les entraînements, mais surtout les dîners d'association, les sorties et peut-être même, en nouveauté cette année, un week end de glisse dès le début de l'année, avec soirées et bons moment garantis!

Suite au prochain numéro...

 

par ESCP-EAP publié dans : Divers
Mardi 12 juillet 2005



Grand Paris

L’aviron fait son show sur la Seine

Vendredi 27 mai 2005
 
Dimanche, le temps d’une matinée, la Seine aura des faux airs de Tamise. Sur le modèle du duel fratricide entre les universités d’Oxford et de Cambridge, plusieurs grandes écoles parisiennes vont s’affronter, pour la troisième année de suite, dans une compétition d’aviron au pied de la tour Eiffel. « L’année dernière, cette course a été un succès populaire, affirme son organisateur, Gervais Johanet. Les passants sont intrigués de voir une course d’aviron sur la Seine. » Une centaine de participants, filles et garçons, sont attendus. Tous défendront les couleurs de leur établissement : HEC, Centrale, Polytechnique ou l’Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP).

En attendant les compétitions, chacun répète ses gammes. Comme chaque jeudi, les garçons de l’ESCP s’entraînent sur la base nautique de Choisy-le-Roi (94). « Certains n’ont commencé l’aviron qu’en septembre », souligne Virginie, entraîneuse et douze fois championne de France. « Poussez fort bâbord, les mains jamais au-dessus des côtes, on rame avec les jambes ! » Depuis son Zodiac, Yvon Petit, ancien entraîneur olympique au visage buriné, dispense ses conseils aux rameurs du « huit avec barreur ». Les garçons écoutent, appliqués autant que blagueurs. Le superbe bateau en carbone glisse sur l’eau, sous un soleil de plomb. « On va là-bas pour s’amuser, prétend Frédéric, 22 ans, un tantinet provocant. On est champions de Paris 2005, c’est nous les rois de la glisse. » Rendez-vous dimanche pour les voir à l’oeuvre. Thomas Lepresle
 
Course
Les épreuves se dérouleront entre 10 h 20 et 11 h 40, sur 500 m. Quatre quarts de finale à trois partants pour les hommes et deux chez les femmes auront lieu. Départ du pied de la tour Eiffel.
 
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par Club AVIRON publié dans : Compétitions
Samedi 9 juillet 2005

Trophee des Rois-Versailles: la journee vue par Pauline, presidente 2004-2005


Parc de Versailles, par un samedi ensoleille. En arriere plan, le chateau s'etale dans le soleil matinal, les Grandes eaux animent les fontaines et une musique royale complete le tableau. Quel cadre fabuleux ! Oui, mais pour l'instant, nous n'en sommes pas conscients : nous sommes sur la ligne de depart, la tension monte. Ca y est, c'est parti, la course est lancee.


La cadence monte, le mouvement s'allonge. Les barreurs crient, encouragent, comptent les coups. Les rameurs obeissent, comme ils peuvent ! Trois huits filent sur le Grand Canal. L'enlevage maintenant : ce sont les 250 derniers metres, chacun puise dans ses dernieres reserves, cette course, on veut la gagner, pour faire honneur au cadre royal. Les jambes brulent, le souffle est court, les bras semblent sans force mais le jeu en vaut la chandelle !


Et l'arrivee est un grand moment de bonheur.
La journee est passee, les courses se sont succedees, et s'il y a des gagnants, il y a aussi malheureusement des perdants. Alors a defaut de medaille, ceux-ci se rattrapperont sur le coktail final, champagne et petits fours, dignes des grands raouts de Louis XIV !

Pauline

par Club AVIRON publié dans : Compétitions
Mercredi 22 juin 2005

LES EMBARCATIONS DU CLUB

(DONNEES de la FEDERATION)

 

Les yolettes

La yolette est une embarcation armée en pointe ou en couple, traditionnellement à 4 rameurs et un barreur, dont la construction est libre sous réserve que sa longueur ne dépasse pas 15,5 fois sa largeur et que son poids ne soit pas inférieur à 75 kg. Dans le passé elle était construite en bois ou en aluminium. Actuellement la plupart des modèles commercialisés sont en matériaux composites.

La yolette se différencie des yoles par son armement identique aux outriggers (rameurs dans l'axe du bateau et présence de portants).

 

C'est le bateau collectif idéal pour l'initiation des débutants, surtout des jeunes catégories. Des compétitions peuvent être organisées dans ce type d'embarcation, notamment lors des championnats scolaires UNSS (catégorie collège).

La yolette est surtout le bateau privilégié pour la pratique de loisir et la randonnée en rivière.

 

Les embarcations de compétition

 

Ce sont celles que l'on appelle encore aujourd'hui les outriggers.

Leur construction reste libre dans la conception, les dimensions et la qualité des matériaux qui les composent. La Fédération Internationale des Sociétés d'Aviron (FISA) et la FFSA ont toutefois fixé certaines restrictions à ces embarcations :

• limite inférieure pour le poids: cette décision modère l'investissement dans la recherche de modèles toujours plus légers mais aussi plus fragiles, et surtout plus onéreux

• limite pour l'accastillage: les portants doivent être fixes

Jusqu'à la fin des années 70, les bateaux de compétition étaient tous construits en bois. Pour des problèmes de coût et de solidité le contreplaqué avait alors largement remplacé les bois exotiques utilisés à l'origine.

Les années 80 ont vu apparaître puis se généraliser la construction des bateaux en matériaux composites. Ceux-ci ont maintenant complètement remplacé le bois dans la fabrication de ces embarcations qui doivent être à la fois légères, rigides et le plus hydrodynamiques possible.

La conception de construction reste classique, mais la rigidité des matériaux composites permet de simplifier, voire de supprimer certains éléments en posant notamment des renforts en fibre de carbone. Les toiles qui recouvraient les pointes avant et arrière des bateaux ont été remplacées par des pontages de même nature que la coque, permettant de rigidifier l'ensemble.

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